« Les P’tits Doudous » retrouvent leur mât et la mer !

« Les P’tits Doudous » retrouvent leur mât et la mer !

En août dernier, à l’occasion de l’épreuve finale du Pro Sailing Tour entre Toulon et Brest, le trimaran de 50 pieds d’Armel Tripon et Benoît Marie démâtait au large du Portugal. Un coup dur pour les deux marins qui parvenaient toutefois à récupérer l’espar et les voiles. Après plusieurs semaines de chantier et l’engagement de toute l’équipe, la journée d’hier et le soleil trinitain sont venus balayer l’attente et la frustration. Heureux comme deux enfants la veille de Noël, Armel et Benoît ont remis en place le mât de l’Ocean Fifty « Les P’tits Doudous » et redonné à leur trimaran ses ailes. Un soulagement et un bonheur non feints à moins d’un mois du départ de la Transat Jacques Vabre, qui partira du Havre le dimanche 7 novembre.
Lancés dans une véritable course contre la montre depuis août dernier, Armel Tripon et Benoît Marie viennent de cocher une case essentielle sur la liste des choses à faire d’ici au départ de la transatlantique en double. Sur le papier avoir un mât à trois semaines du départ semblait une évidence. Pour l’équipe des « P’tits Doudous » c’était un défi qui vient d’être relevé avec brio. Dans la malchance de leur démâtage cet été, les deux marins avaient réussi à récupérer le mât brisé en deux morceaux. Ce dernier a été manchonné et renforcé pour retrouver sa place hier. Un contretemps dont l’équipe se serait bien passée mais dont tous tirent du positif, à commencer par Benoît Marie : « Dans notre malheur, c’est arrivé au bon moment. C’est sûr que nous aurions préféré naviguer plus, mais Armel et moi savons nous adapter. Nous avons consacré le temps sans entraînement à faire autre chose et notamment à trouver des partenaires et lancer une belle dynamique. A partir de maintenant, nous allons naviguer non-stop jusqu’à notre arrivée au Havre le 28 octobre. Le fait d’avoir renforcé le mât pour permet de partir sereins ».Un enthousiasme et une reconnaissance largement partagés par Armel Tripon : « C’est un énorme soulagement, une grande joie de voir ce si beau bateau retrouver son mât. Je veux vraiment exprimer ma reconnaissance à toute l’équipe et aux prestataires qui ont œuvré d’arrache-pied pour nous permettre d’être au départ de la Transat Jacques Vabre. Nous y avons cru et nos partenaires en tête ! « Les P’tits Doudous » seront bien au Havre, prêts à montrer les dents ! » Confiants dans le potentiel déjà démontré par leur bateau, les skippers de l’Ocean Fifty « Les P’tits Doudous » vont hisser leur grand-voile neuve lundi prochain et s’atteler à ce qui les anime depuis toujours : naviguer pour s’attaquer à l’Atlantique en double et rallier Le Havre à la Martinique de la plus belle manière…
Photos : Jean-Thierry Debord
Armel Tripon et Benoît Marie au départ de la Transat Jacques Vabre sous les couleurs de « Les P’tits Doudous »

Armel Tripon et Benoît Marie au départ de la Transat Jacques Vabre sous les couleurs de « Les P’tits Doudous »

Le premier est un marin qui a navigué sur tous les supports, remporté la Mini Transat en 2003, la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en 2018 en Multi50 et récemment bouclé son premier Vendée Globe en 11ème position. Le second est un ingénieur inspiré et passionné, qui a deux transatlantiques à son actif, couronnées par deux victoires (Mini Transat 2013 et The Bridge 2017). Depuis plusieurs mois, Armel Tripon et Benoît Marie ont uni leurs talents et leur envie de s’exprimer au large à bord d’un Ocean Fifty. A quelques semaines du départ de la Transat Jacques Vabre qui s’élancera du Havre le 7 novembre 2021, cap sur la Martinique, ils ajoutent aujourd’hui des couleurs à leur projet. Fidèles à leurs engagements respectifs et aux valeurs qui les animent l’un comme l’autre, les deux skippers prendront le large à bord de « Les P’tits Doudous » embarquant dans leur sillage l’énergie des soignants et des enfants hospitalisés, et de ceux qui œuvrent aujourd’hui à un meilleur demain.
Le 1er février dernier, Armel Tripon en terminait avec son tout premier Vendée Globe à la 11ème place, à la barre d’un bateau révolutionnaire. De son côté, Benoît Marie faisait parler ses talents d’ingénieur en concevant son propre Moth de compétition et un voilier laboratoire avec pour ligne de conduite une fabrication eco-responsable Partageant de nombreux points communs dont des origines nantaises, une victoire sur la Mini Transat chacun et surtout la volonté de naviguer « utile » et de porter des messages forts, c’est un troisième vainqueur de la Mini Transat, Damien Grimont, qui orchestre la rencontre. Ensemble, ils mettent le cap sur un programme sur trois coques et une participation au tout nouveau circuit Ocean Fifty, sous les couleurs de « The Arch », événement accélérateur de la transition écologique en Europe imaginé par Damien. Entre les deux marins, la magie opère et les premiers rendez-vous sportifs leur permettent de prendre leurs marques et mettre de l’huile dans les rouages. Mais en août dernier, à l’occasion du Final Rush, épreuve finale du Pro Sailing Tour entre Toulon et Brest, le trimaran de 50 pieds démâte au large du Portugal. Une course contre la montre s’engage alors pour un objectif clair : être au départ de la Transat Jacques Vabre, le 7 novembre.

Les partenaires historiques des « P’tits Doudous » engagés et l’espoir d’en embarquer de nouveaux

A La Trinité-sur-Mer, port d’attache du bateau, les deux skippers s’activent pour répondre présents. Sur le plancher de la voilerie, la nouvelle garde-robe est en fabrication quand le mât est l’objet de toutes les attentions pour retrouver sa place dans le courant du mois d’octobre. Un timing serré qui n’empêche pas l’équipe d’avancer et d’annoncer de belles nouvelles. Ainsi, l’Ocean Fifty s’apprête-t-il à se parer de nouvelles couleurs et à rallier Le Havre à la Martinique sous le nom de « Les P’tits Doudous ». Soutien inconditionnel de l’association créée par Nolwenn Febvre depuis 2016, Armel n’a depuis jamais navigué sans embarquer avec lui les soignants et enfants qui, chaque jour, bénéficient des actions essentielles rendues possible grâce à la collecte du cuivre et métaux à usage unique au sein des hôpitaux. Ce nouveau chapitre qui s’annonce est rendu possible grâce au support d’un collectif d’entreprises partenaires au premier rang desquelles Niji, Moulin Roty et Act for impact, et de « The Arch » qui offre aux petits malades et à leurs anges-gardiens la plus belle des visibilités sur l’Atlantique.  Une aventure humaine qui n’aspire qu’à accueillir de nouveaux acteurs économiques pour partager cette belle dynamique.Un projet sportif et citoyen qui s’inscrit plus que jamais dans la volonté d’Armel et Benoît de rester fidèles aux hommes qu’ils sont…

Ils ont dit :

Armel Tripon, skipper de « Les P’tits Doudous » :
« Il y a chez moi une envie évidente de retrouver la course au large, ça fait partie de ce qui m’anime. Naviguer en double après le solitaire permet un partage d’expérience riche, d’autant qu’avec Benoît nous avons trouvé une belle complémentarité. Nous devons composer avec un planning serré, mais notre objectif est clairement de finir, du mieux possible. Nous y allons avec humilité parce que nous savons que d’autres sont bien plus prêts que nous… mais nous avons énormément d’envie, d’autant qu’en 22 transatlantiques, je ne suis encore jamais arrivé en Martinique !
Ce n’est évidemment pas anodin de mettre en avant deux associations partageant des valeurs fortes et qui me tiennent particulièrement à cœur. C’est beau de pouvoir proposer cette vitrine et de les mettre en avant. Nous cherchons tous à donner un sens à ce qu’on fait. Je suis ravi de naviguer mais cela reste un jeu. Amener cette dimension sociétale est une belle récompense qu’on nous offre, un beau témoignage de confiance ».

Benoît Marie, skipper de « Les P’tits Doudous » :
« Cette course sera ma troisième transatlantique et ma première Transat Jacques Vabre. Le fait de partir en double est excitant parce que nous sommes deux solitaires qui pouvons pousser les choses plus loin. Cela nécessite d’être bon techniquement mais aussi de savoir gérer l’humain sur un multicoque qui représente le top du top de la voile au large, et avec Armel, qui connait bien l’exercice, on ne pouvait rêver mieux.
Nous allons passer au large de plein d’endroits mythiques comme Fernando de Noronha et ce sera mon premier passage de l’équateur à la voile. Par ailleurs, j’ai passé pas mal de temps en Martinique et je connais bien l’arrivée et la baie de Fort de France. C’est un beau parcours et j’ai hâte de faire une belle trace sur l’Atlantique !
Je suis heureux de pouvoir me mettre au service d’une cause supérieure. J’ai toujours essayé de faire les choses avec un souci environnemental. C’est très ancré en moi. Le fait de pouvoir partager ces valeurs sur une course reconnue et de mener un projet de manière différente est très important »

Nolwenn Febvre, Présidente de l’association nationale « Les P’tits Doudous »
« Devant les remparts de Saint-Malo, je rencontre Armel, qui s’apprête à embarquer à bord d’un Class 40 pour affronter l’Atlantique. Nous sommes en 2016 et 20 associations « Les P’tits Doudous » embarquent sur  » The Transat « . Première tempête ensemble, la vie en mer n’est pas simple, le parallèle avec les soignants est pour moi une évidence. 
Depuis cette première aventure, Armel et « Les P’tits Doudous » ont continué de grandir ensemble, en Multi 50 et en IMOCA, sur l’Atlantique et sur les mers du globe… avec 100 associations, 1500 soignants embarqués et des milliers de doudous collectés pour les enfants ! 
Les soignants vivent la violence des tempêtes qui s’abattent sur les enfants, les familles face à la maladie. Comment avancer vers la victoire, trouver les ressources, se dépasser, ne pas lâcher, tomber, repartir vers des temps plus cléments. Armel est un ambassadeur ! Naviguer sur les océans, sur notre planète, donne du sens à notre engagement collectif. C’est simplement une rencontre, une aventure humaine, chacun s’enrichit dans les épreuves, dans les challenges et nous construisons nos projets, pour vivre et avancer ensemble ! Demain sera encore plus beau qu’hier ! »

Hugues Meili, PDG de Niji :
« Nous sommes fiers et heureux d’accompagner ce projet à double titre. D’abord, parce que nous soutenons « Les P’tits Doudous » depuis sept ans et que nous avons notamment pris en charge la réalisation du jeu « Le Héros, c’est toi ! ». Nous partageons des valeurs fortes d’audace, de bienveillance… Il y a, entre nos deux équipes, de la confiance et du respect. Mais cela tient également au fait qu’il existe, entre Niji et la voile, une longue histoire qui a pris des formes différentes au fil des ans. Cette fierté est collective et partagée par l’ensemble de nos équipes qui se réjouissent de voir notre soutien aux « P’tits Doudous » s’incarner aujourd’hui dans ce projet bateau qui va inévitablement renforcer l’enthousiasme en interne ».

Bruno Fustemberg, DG de Moulin Roty :
« Nous sommes aux côtés des « P’tits Doudous » depuis le début et nous n’imaginons pas ne pas continuer à soutenir l’association. Avec Armel c’est une longue histoire puisque nous avons commencé à l’accompagner en 2003 sur la Mini Transat. C’est un plaisir de prendre part à cette nouvelle aventure et de continuer à suivre cette association qui a vraiment de très beaux projets. Nous allons continuer à avancer ensemble, sur terre et sur mer ».

Raphaele Leroy, Directrice de la Direction d’Engagement d’Entreprise des Réseaux France de BNP Paribas :
« A travers son dispositif Act for Impact dédié aux entrepreneurs et associations à impact positif, BNP Paribas soutient « Les P’tits Doudous ». Aujourd’hui, nous sommes très heureux de poursuivre notre engagement aux côtés de l’équipe des « P’tits Doudous », et nos collaborateurs encore plus ! Tout au long de la Transat, du Havre à la Martinique, ils seront à quai pour proposer des petits doudous et donner au plus grand nombre l’envie d’embarquer dans l’aventure ».


En savoir plus :

Les P’tits Doudous – www.lesptitsdoudous.org :
Les P’tits Doudous sont un réseau d’associations de professionnels de santé qui œuvrent pour améliorer le vécu des enfants, des parents et des soignants à l’hôpital.
Notre mission est d’améliorer l’accueil et le bien-être des enfants opérés, de réduire leur anxiété par le jeu et le numérique avant l’opération chirurgicale.
Notre ambition est de faire évoluer les pratiques de soins à l’hôpital grâce à l’écoute des besoins des patients par les soignants et d’améliorer les conditions de vie du personnel soignant. En donnant la possibilité aux soignants de proposer eux-mêmes, des idées et des projets d’amélioration, en s’appuyant sur le numérique et sur le développement durable, nous les amenons à faire évoluer leurs pratiques. L’impact social de notre projet est donc important.

Back home

Back home

Ca y est, notre trimaran blessé est rentré jeudi dernier à La Trinité sur Mer. Content de le voir à la maison, prêt à être réparé pour revenir plus fort que jamais. Ca fait du bien même si c’est toujours douloureux de le voir sans mât. On va rebondir et le bateau sera plus fiable et rapide.

« ʟᴀ ᴩʟᴜꜱ ɢʀᴀɴᴅᴇ ɢʟᴏɪʀᴇ ɴ’ᴇꜱᴛ ᴩᴀꜱ ᴅᴇ ɴᴇ ᴊᴀᴍᴀɪꜱ ᴛᴏᴍʙᴇʀ ᴍᴀɪꜱ ᴅᴇ ꜱᴇ ʀᴇʟᴇᴠᴇʀ à ᴄʜᴀqᴜᴇ ᴄʜᴜᴛᴇ » 𝘕𝘦𝘭𝘴𝘰𝘯 𝘔𝘢𝘯𝘥𝘦𝘭𝘢

On profite de cet incident pour faire quelques travaux en vue de la Transat Jacques Vabre qui amélioreront stabilité, sécurité, fiabilité et performance sur le long terme.

L’opportunité pour un sponsor n’en est que plus grande, on prépare notre monture pour être de retour sur le circuit et continuer à jouer aux avant-postes ! On a déjà hâte de retourner l’étrenner avec Armel Tripon mon co-skipper !

De mon côté je me concentre ces prochaines semaines sur mon Moth, mon petit bijou de technologie et de vitesse qui frôlent les 30 noeuds régulièrement ! Je fais route vers l’Italie pour le Mondial de la série début septembre, je vous en dis plus très vite sur le nouveau Moth que j’ai construit, avant de revenir naviguer sur notre beau trimaran dès que le chantier sera fini !

Le trimaran The Arch démâté de retour à La Trinité-sur-Mer
Objectif Transat Jacques Vabre

Objectif Transat Jacques Vabre

Me revoilà en France, avec un sentiment partagé entre la satisfaction d’avoir donné le meilleur de nous et le regret que tout s’arrête en quelques secondes suite à notre démâtage. 

Tout d’abord je tiens à féliciter l’équipage de Leyton qui a remporté avec classe la finale du Pro Sailing Tour. Un parcours sans faute pour Sam Goodchild et son équipage cette année puisqu’ils réalisent le grand chelem !!! Encore bravo les boys and girls ! (Oui car il est à noter leur très bonne initiative de faire rentrer des filles dans leur équipage, on aimerait en faire autant car la mixité est un sujet important pour nous aussi donc les filles, n’hésitez pas à nous envoyer vos candidatures !)

Un grand bravo également à l’équipage d’Arkema mené par Lalou Roucayrol et Quentin Vlamynck qui prend la seconde place cette année ! On ne saurait vous remercier pour la belle prise en main que vous nous avez faite. 

Bravo aussi à Thibault Vauchel-Camus de Solidaires en Peloton pour cette belle 3e place, et à tous les autres, et spécialement Sébastien Rogues de Primonial qui nous a permis de courir cette course en nous prêtant sa vieille grand voile, et à la voilerie All Purpose pour le prêt du gennacker ! 

Du point de vue du bilan personnel, voilà ce que j’en retiens :

– d’un côté la déception de ne pas avoir pu courir cette finale jusqu’au bout, nos espoirs s’étant brisés au moment où notre mât s’est écroulé sous charge, et sans que aucun périphérique ne casse et en respectant son utilisation normale. C’est très étrange et ca ne devrait jamais arriver, donc on va continuer nos investigations pour tenter de comprendre ce qu’il s’est passé, notamment en analysant les données enregistrées des capteurs lors du démâtage.

– cette frustration du sportif cependant peut (et doit !) être tournée en quelque chose de positif. Et oui car même si perdre son gréement et voir son navire blessé ça fait vraiment mal au coeur, je réalise après coup que ça nous est arrivé au moment le moins pire. On a pu naviguer un max, apprendre pleins de choses sur notre bateau et ses points forts et faibles, on a navigué un épisode aux Canaries ainsi que la grande finale de 4 jours au contact de nos camarades au départ de Toulon. Je retiens que nous n’avons pas de complexe de vitesse ou de quelque sorte à avoir face à nos concurrents. Nous étions en tête de la course à moins de 0,5 milles de Leyton, le grand vainqueur du tour, après 4 jours à faire des bons coups tactiques à répétition. Je suis fier de mon équipage et de la manière dont on a géré la chose. On a levé le pied la première nuit quand c’était chaud, on n’a pas pris de risques et malgré cela le mât est tombé. Ca veut dire qu’il serait tombé un jour et mieux vaut ici à ce moment-là avoir peu de vent et de mer, de l’eau à courir à la dérive et les secours pas loins qui nous ont permis de tout récupérer, des vieilles voiles archi rincées qu’on a banni pour la suite du programme quoiqu’il arrive, que lors de la prochaine sortie, après le chantier de préparation pour la Transat Jacques Vabre, avec beaucoup moins de temps pour se retourner ou pire, au milieu de l’Atlantique avec du vent fort.. On limite les dégâts clairement, et ça va nous permettre de revenir plus forts, avec un bateau fiabilisé et un mât plus solide. On va reprendre le dossier, analyser, corriger ce qui doit l’être. Il faut rebondir, avancer, apprendre, progresser. 

Chaque jour de ma vie c’est mon objectif et je prends cette difficulté comme un autre challenge à surmonter. Ce n’est pas le premier et ça ne sera en aucun cas le dernier. Notre travail de skipper c’est d’accepter ces challenges imprévus et les dépasser, un à un. La victoire sur la Transat Jacques Vabre n’en aura qu’une encore plus belle saveur ! Car je suis persuadé qu’on a l’outil et l’équipage pour jouer la gagne. Mais pour pouvoir continuer à jouer aux avant-postes, il faut vraiment qu’on trouve un ou des partenaires pour pouvoir rebondir vite et réellement avoir les armes prêtes et un bateau au max de son potentiel. On parle de l’équivalent d’un budget de Figaro pour peut-être jouer les honneurs de la ligne avec les Ultimes en Martinique. C’est pour moi le meilleur coup qu’un sponsor puisse faire aujourd’hui, donc on vous attend !

Voilà, du positif il y en a beaucoup, on est clairement dans le match et notre duo complémentaire fonctionne bien, un peu de frustration de ne pas avoir pu sécuriser notre place sur le podium oui mais en tout cas pas d’amertume.

Comme dirait Armel le Cleac’h « ça repart de là ».

A bon entendeur…

Retour sur le démâtage

Retour sur le démâtage

Photo : Pierre Bouras

Le trimaran The Arch naviguait aux avant-postes du Pro Sailing Tour cette nuit quand l’Ocean Fifty a démâté subitement aux alentours de 1h23 ce vendredi 6 août. Aucun blessé à bord mais un coup dur pour l’équipage qui réalisait une magnifique course.

Retour sur l’incident

« On était dans le match, on avait fait une très belle première moitié de course grâce à une option nord payante en Méditerranée qui nous a permis de recoller au peloton de tête au passage de Gibraltar. On avait remonté toute la flotte jusqu’à nous emparer même de la tête de la course hier soir dans le Golfe de Cadix à la faveur d’une option osée à quelques centaines de mètres de la côte.


On évoluait bord à bord avec Leyton, actuel leader de la course, quand le mât s’est littéralement brisé comme un château de cartes. 
J’étais à la barre, on avançait bien, quand d’un seul coup on a entendu un grand fracas. Il faisait nuit noire, j’ai perdu un peu mes repères et j’ai vite compris que le mât s’était écroulé. » confie Benoit Marie co-skipper de The Arch.


Au moment de l’incident l’équipage évoluait sous grand-voile haute et J1 le long des côtes du Portugal, dans un vent de 14-18 nœuds. Armel Tripon, co-skipper de The Arch, raconte à son tour : « J’étais sous la casquette avec Loïs, j’allais prendre mon quart à la barre quand j’ai entendu un grand bruit. C’est à ce moment-là que j’ai vu la bôme tomber sur le roof. J’ai tout de suite compris ce qu’il se passait. On a eu peur pour Benoît (Marie) car il était à la barre au moment du démâtage. Globalement, ça s’est passé en douceur et dans notre malheur, on a de la chance car aucun dommage n’est à déclarer sur le bateau. »

Gréement sécurisé à bord

Proche des côtes portugaises, dans un vent médium et une mer peu formée, les opérations de remorquage sont actuellement en cours.

Après plusieurs heures d’effort, l’équipage a réussi à sécuriser le gréement et récupérer chaque partie du mât et des voiles. « On tenait vraiment à ne laisser aucun débris dans l’eau. » nous confie Armel. Ils ont été pris en remorque vers 4 heures du matin pour faire route vers Portimao, unique port de la zone capable d’accueillir un trimaran de 50 pieds. Un plongeur est en cours d’intervention pour aider l’équipage à désolidariser le mât du bateau et remonter à bord le dernier morceau de mât pour assurer le convoyage jusqu’à Portimao en toute sécurité. Ces opérations sont assurées en coordination avec les autorités locales.
« Nous avons récupéré tous les bouts du mât donc nous allons pouvoir analyser les causes de la rupture rapidement. Pour le moment la casse reste inexpliquée, notre mât ne présentait pas de signe d’usure particulier et avait moins de 2 ans. »


Objectif Transat Jacques Vabre

Le duo nantais Benoit Marie et Armel Tripon reste focalisé sur la Transat Jacques Vabre.

 » Cet incident est un peu une douche froide à 3 mois du départ, d’autant plus que nous n’avons à ce jour pas de partenaire titre pour la Transat Jacques Vabre ni pour la Route du Rhum. Notre performance sur ce début de course illustre bien le potentiel du bateau et de notre duo ! On espère vraiment pouvoir aligner notre fier Ocean Fifty sur un programme complet de courses. Le mot du jour ? Résilience… Rebondir dans les coups durs, ça fait partie intégrante de notre métier. Avis aux entreprises qui souhaiteraient rejoindre le projet en affichant haut leurs couleurs et nous donner les moyens de nos ambitions, il y a une belle opportunité à saisir ! » précise Benoit Marie. 

 « L’aventure ne s’arrête pas là ! La course au large reste un sport mécanique et il faut savoir rebondir vite et aller de l’avant… Pour mon 1er démâtage en course, être entouré de Benoît (Marie) et Loïs Berrehar, qui ont été très réactifs, a été une vraie valeur ajoutée et ça nous a permis de prendre les bonnes décisions.Avec Benoît, on ne perd pas de vue notre objectif d’être au départ de La Transat Jacques Vabre, le 7 novembre prochain. Venez vibrer avec nous ! » confie Armel Tripon.

Photo : Jacques Vapillon

FLASH INFO – Démâtage de The Arch

FLASH INFO – Démâtage de The Arch

Alors que l’Ocean Fifty The Arch évoluait dans le duo de tête bord à bord avec Leyton, le bateau a démâté à 1h23.

« On était sous grand-voile haute dans du vent de 14-18 noeuds, j’étais à la barre et subitement le mat s’est littéralement brisé comme un château de cartes, on ne connaît pas encore l’origine », confie Benoit Marie, co-skipper de The Arch avec Armel Tripon.

Il n’y a pas de blessé, le mât est cassé en 2. L’équipage sécurise le gréement et une opération de remorquage est en cours pour rallier la côte en toute sécurité (12 milles de Lagos).

Plus d’infos dès que l’équipage est à terre.

Photo : Pierre Bouras / #PST2021